AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion
 

[contes] Les Contes de Sarys

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sarys
Maître de la Plume
Maître de la Plume



Inscrit le : 16 Jan 2006
Messages : 4454
Guilde : Archangel

MessageSujet: [contes] Les Contes de Sarys   Lun 21 Aoû - 1:05

Sarys avait été dans son passé Maitre Conteuse à la Taverne d'Amakna.

Elle ouvrait donc le lourd livre où elle avait écrit pendant de longue nuit, afin de partager ce qu'elle avait conté à la taverne avec ses amis du Sanctuaire.

Elle était assise et commença sa lecture...




Les Larmes Jumelles


Il y a fort longtemps, en Amakna, eu lieu la première chute de neige.
Les différents peuples furent surpris de ce changement sur leur terre,
du froid qui les glaçaitn et de cette masse si pure et blanche qui recouvrait toute
chose.
Il fut écrit dans les livres que la neige était des larmes tombées du ciel, pleurées
par les Divinités.

Un manuscrit raconte, malgrès les effets néfastes que le temps a eu sur ses pages,
que deux des larmes pleurées par la Déesse Sacrieur donnèrent naissance à ses
premiers fidèles. En effet, selon le livre, la déesse pleurait car elle était la seule
à ne pas avoir de disciples, et se sentait mourrir peu à peu

Cette histoire s'est déroulée en une époque incertaine...




Tout commença lorqu'une disciple sacrieuse rendit l'âme en donnant naissance à ses deux
filles : Sya et Lya.
Ce qui démarquait ces jumelles, c'est que l'une avait pris l'autre dans ses bras.
Sinon toute deux avaient les cheveux blancs, comme le regard.
Deux petits flocons de neige.


Elles même sacrieuses, elles vécurent dans une souffrance affligeante.
Toutes petites, rejetée par leur père, les accusants d'avoir tué sa femme,
elles ne comptaient plus que l'une sur l'autre.
Elles s'entrainaient farouchement au combat afin de survivre.
Mais le père leur interdisait d'aller se faire instruire au temple sacrieur.
Elles y allaient donc en cachette.

Le peuple les appelait "les larmes jumelles", car leur regard en disait long sur leur
tristesse. Forgée uniquement à partir des larmes de la déesse Sacrieur.
On leur attribuait généralement la légende des deux larmes qui tombèrent du ciel.

Un soir, en rentrant du temple, le père les attendait, avec un regard livide,
empli de haine.... Il était au courant qu'elles allaient au temple en cachette...
"Bande de pestes ! Vous avez non seulement pris la vie de votre mère,
et maintenant vous voulez vous en prendre à moi, en me couvrant encore plus de
honte ?!"

le son de la voix du père devenait de plus en plus menaçant...

"Mais père, nous ne faisons que suivre la trace de Mère !" lui dit Sya.
Le père, fou de rage de voir sa fille parler de la défunte mère, la giffla très violemment.
Lya, voyant sa soeur au sol, du sang coulant de sa bouche, s'élança sur son père.

Les deux soeurs tuèrent ce soir là leur père, de leurs propres mains.
Le père, agonisant, jurer en voulant provoquer la colère des Douzes, il les maudissait plus que jamais...
Elles dirent ensembles :
"Une larme peut mourir. Mais elle renaitra de ses cendres tant qu'il y aura de la tristesse."


Sur le cadavre de leur père, elles se firent un serment. Celui de ne toujours faire qu'une,
dans n'importe quelle situation.

Elles sont ainsi devenues de sombres tueuses à gage, leurs cibles n'étant généralement que de vils criminels.
Elles esperaient ainsi chasser la souffrance et la tristesse, le sang, des terres qui les haissaient tant.

La légende des larmes jumelles allait bon train.
Elles étaient connues et craintes dans chaque contrées qu'elles traversaient.



Mais au fur et à mesure des cadavres qu'elles enjambaient,
elles se rendaient toutes deux compte que ce qu'elles faisaient était inutile.
Elles commençaient à douter d'elles mêmes...

On parlait à l'époque de Deux Citées, opposées par l'idéologie, aux influences grandissantes.
Elles décidèrent toute deux de rejoindre Bonta, pour continuer à chasser la souffrance et les maux qui rongent le peuple.

Mais durant leur long voyage qui les menait jusqu'à la Citée Blanche, Lya, seule en train de chercher un puit pour puiser de l'eau,
rencontra un démon, à la voix de serpent...Ce dernier était un envoyé de Brakmar.

"Sss...Malsoir, Larme Sacrieuse, je viens t'infoooormer d'une triissste nouvelle...
Ta sssoeur planifie ton assassinat...sss...les assassins sont déjà en route, pour te tuer..."

Lya, d'un ton arrogant, répondit au démon qu'elle ne le croyait pas, et qu'elle en avait que faire de ses histoires.

"Sss... tu as tort...Demain des assassins viendront essayer de te tuer...Si c'est le cas...rejoins Brakmar...
tu y trouveras terre d'acceuil..."
Lya était toujours incrédule. Le serpent continua...

"Bonta est le mécène cette attaque...car les Deux Larmes unient représente une menace...vis à vis de leur plan de conquête du monde...
Je te laisse choisir ton destin...Larme Sacrieuse..."


Le démon s'évapora sur ces mots. Lya, pour la première fois, doutait.



Le lendemaint, un groupe de mercenaires attaquait le campement.
"Tuez en une seulement" criait le chef des soldats...

Les deux soeurs éléminèrent non sans mal les guerriers. A la fin du combat, Lya frappa sa soeur d'un coup de pied, pour la repousser.

"Tu m'as trahi ! Je te hais ma soeur !!
Je pars rejoindre Brakmar, et la prochaine fois que nous nous croiserons, je te tuerai.
- Mais qu'est-ce tu racontes ?
- On s'était juré, sur le cadavre de Père, de ne jamais se mentir, de toujours ne faire qu'une ! Je sais que c'est toi qui
a planifié ma mort !
- Si tel est ton choix, nous sommes à présents ennemies. Mais sache que je ne t'ai jamais trahi, ma soeur. dit calmement Sya
- Le temps est venu pour les larmes de se séparer... Une larme peut mourir...

Mais elle renaitra de ses cendres tant qu'il y aura de la tristesse..."



sur ces mots qu'elles prononcèrent ensembles, elles se séparèrent. Une vers Bonta, une vers Brakmar.
Caché, le Démon regardait délicieusement la scène, et ne pouvait s'empêcher de laisser siffler entre ses dents
un rire mesquin, fier de ses plans...


Chacune des deux soeurs devint une grande guerriere dans sa citée. Et il est dit qu'elles faisaient chacune
preuve d'une grande férocité, une haine farouche, cruauté, et froideur dans les combats,
se cherchant inlassablement sur les champs de bataille pour terminer cette querelle, en vain.
Le soir cependant, toute deux regardaient le ciel, comme elles avaient l'habitude de le faire
lorsqu'elles étaient enfant. Elles contemplaient ce tapis plein d'étoile,
non sans verser une larme en pensant à l'autre...

Jusqu'au jour où Brakmar lança un terrible assaut contre le village des Dopeuls, terre Bontalienne.
Une sanglante bataille, restée longtemps oubliées des manuscrits, car trop meurtrière.
Les deux soeurs s'y trouvaient, envoyées par leur Citée, pour se livrer à leur art le plus parfait : Tuer.

Mais elles tombèrent face à face...



Il se mit à neiger. Les deux soeurs se fixaient dans les yeux, le temps semblaient s'arrêter.
Même les soldats tout autour d'elles s'arrêterent de s'entretuer pour contempler la scène.
La Déesse Sacrieur pleurait, les flocons recouvrant entierement le sol, triste de voir ses filles les plus pûres,
allant livrer leur ultime combat.

Il est écrit que les soeurs fermirent les yeux, se sont souries, tout en versant une larme,
comme si cette fatalité qui guidait leurs vies était dorénavant à contre-coeur.

Les larmes, glacées, ayant heurté le sol, les jumelles s'élancèrent l'une vers l'autre.
Le Combat le plus pur, deux êtres s'aimant plus que tout, se vouant pourtant une haine infinie,
aussi grande que leur amour, déchéance ultime de leur promesse.
Leur sourire avait laissait place à un regard emplis de haine, le goût du sang dans la bouche.

Elles étaient toutes deux blessées, essouflées... Le dernier coup sera le dernier. dit Lya
" Autant en finir ma soeur.
- Oui. Il n'y a qu'une seule issue, la mort de l'une d'entre nous.
- ...Je ne t'ai jamais trahi ma soeur... avoua Sya"

En souriant une dernière fois, elles se soupirèrent ensembles "je t'aime", et s'élancèrent à nouveau l'une contre l'autre.

L'épée de chacune avait transpercé fatalement la chair de l'autre.
Elles se tenaient là, debouts, dos à dos, les larmes innondants leurs visages, larmes de sang.
Le souffle coupé par la mort qui les embrassait, elles ont dit pour la derniere fois ceci, d'une seule et même voix...

"Une larme peut mourir. Mais elle renaitra de ses cendres tant qu'il y aura de la tristes..."


Leurs corps sont tombés en même temps.
Dame Sacrieur se pencha pour embrasser une dernière fois ses deux filles.
C'en était fini des larmes jumelles.
Les Larmes étaient mortes.


...mais elles renaitront tant qu'il y aura de la tristesse...
_________________
Revenir en haut Aller en bas

[contes] Les Contes de Sarys

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Archangel :: Le Sanctuaire (Partie RP) :: Carnets de Vol-