L'Osamodas se saisit du parchemin, recupera sa plume et ecrivit a la suite de Jiyaa :
" Le crédit que me porte la demoiselle que vous connaissez sous le prénom de Jiyaa flatte mon ego et m'emplit d'un orgueuil immerité. J'ai depuis quelques années et après un passé des plus sombre décidé de donner reparation pour mes pechés aux plus démunis.
Il y a quelques mois nous avons dut clore l'Orphéelinas, cette
institution, n'ayons pas peur des mots, dans laquelle j'ai donné de mon humble personne et qui avait pour vocation de proteger les plus faibles des plus faible au ceint de la blanche cité !
Aujourd'hui je me sens comme une lame sans bretteur, le pénitent que je suis n'a desormais plus de maison, plus d'innocents et plus de blason a servir.
Certes la misere ne manque pas ici en Amakna et je tente autant que faire se peut d'y pallier mais il me semble aujourd'hui que mes talents seraient mieux employés par vous qui defendez depuis déjà fort longtemps la veuve et l'orphéelin (^^), la blanche Bonta et tous les cytoens d'Amakna qui tremblent sous le joug du fléau rouge.
Dans l'attentes de vos nouvelles, recevez mes plus vives salutations et mes plus grands encouragements dans votre lutte.
Grunnoen Van Dezom, pretre d'Osamodas."
"-D'un milieu rustre? reprit Grunnoen hautain à sa compagne, Parles pour toi mecreante !"
Il ne put cependant reprimer un large sourire quand ils quitterent la chapelle en laissant le parchemin dans le lieu saint.